Fiche pratique

Amende prononcée par une juridiction pénale (amende non forfaitaire)

Que se passe-t-il en cas de condamnation à une amende par une juridiction pénale ? La personne condamnée à une amende non forfaitaire doit la régler dans un certain délai. Si elle respecte ce délai, elle pourra bénéficier d’une réduction du montant de l’amende. Dans le cas contraire, le Trésor Public tentera, par tous moyens, d’obtenir le paiement de l’amende. La décision prononçant une amende peut être contestée par la personne condamnée. Voici les informations à connaître.

    L’amende non forfaitaire est une sanction qui peut être prononcée à l’issue d’un procès pénal. Il s’agit d’une somme d’argent à régler à l’État.

    Lorsque l’auteur des faits a commis une ou un , il encourt normalement une amende pénale (sauf si une lui a déjà été remise).

    Pour les , l’amende doit être prévue dans le texte qui punit cette infraction (par exemple, le texte qui punit la fabrication de drogues prévoit que l’auteur de cette encourt une peine de 20 ans de prison et de d’amende).

    En cas de condamnation à une amende non forfaitaire, la peut assortir cette peine d’un . Ainsi, la personne qui respecte les conditions de son sursis .

    Le de l’amende selon la de commise et les de l’affaire.

    La manière de déterminer ce montant n'est pas la même en cas d'infraction unique qu’en cas d'infractions multiples.

    La juridiction pénale fixe librement le montant de l'amende en tenant compte des circonstances de l’infraction, de la personnalité de l’auteur des faits, de ses ressources financières et de ses charges (exemple : loyer).

    Lorsqu'une personne est jugée au cours du même procès pour une ou plusieurs contraventions accompagnées de délits et/ou des crimes, les amendes prévues pour les différentes infractions s’additionnent.

    En principe, l’amende doit être réglée dans un suivant le prononcé de la décision de condamnation (ou sa ).

    Si l’amende n’est pas réglée dans ce délai, le envoie une relance à la personne condamnée.

    Si la personne condamnée ne paye pas l’amende dans le délai précisé dans la relance -ou les relances), le Trésor public peut procéder à la saisie de ses biens (exemple : saisie sur salaire).

    Cette saisie peut avoir lieu dans un délai de :

  • 3 ans à compter du jour où la décision est devenue définitive, si l’amende sanctionne une contravention
  • 6 ans à compter du jour où la décision est devenue définitive, si l’amende sanctionne un délit
  • 20 ans à compter du jour où la décision est devenue définitive, si l’amende sanctionne un crime.
  • À noter

    Pour les crimes et les délits qui font encourir une peine de prison, le juge de l’application des peines peut ordonner l’emprisonnement de la personne condamnée à une peine d’amende dès lors qu’elle refuse de la payer. La durée de l’emprisonnement est fixée par le juge, dans la limite des maximums prévus par la loi (exemple : pour une amende dont le montant est compris entre 2 000 € et 4 000 €, l’emprisonnement peut être de 20 jours).

    À l’issue de l’audience, la juridiction donne un à la personne condamnée. Si elle et son avocat sont absents à l’audience, ce relevé lui est en même temps que la décision de justice.

    Le relevé de condamnation est indispensable pour régler l’amende.

    Si la personne condamnée ne l’a pas, elle peut en faire la demande au greffe de la juridiction qui a rendu la décision.

    Pour régler l’amende, il existe solutions :

  • La personne condamnée peut se rendre directement au bureau d’exécution des peines de la juridiction qui l’a condamnée. Elle doit présenter son relevé de condamnation pénale.
  • Ou la personne condamnée peut transmettre son relevé de condamnation pénale accompagné d’un chèque (rempli et signé) à n’importe quel centre des finances publiques.
  • Ou la personne a la possibilité de se déplacer au centre des finances publiques de son domicile. Elle doit présenter son relevé de condamnation pénale. Le paiement peut être fait par tous moyens.

    La condamnation à une peine d'amende prononcée par une peut fait l'objet d'un . Dans ce cas, le paiement de l’amende est suspendu jusqu’à la décision de la cour d’appel.

    Si la cour d’appel accepte la demande de la personne condamnée mais que l’amende a déjà été réglée, elle peut solliciter le remboursement de l’amende en adressant un courrier à la direction générale des finances publiques (DGFIP).

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