Responsabilité des contenus publiés sur internet : quelles sont les règles ?
Lorsqu'un contenu illégal est publié sur internet, plusieurs personnes peuvent être reconnues responsables. Vous pouvez engager la responsabilité de l'auteur du contenu. Si le d'un ou d'un site ou d'une ne respectent pas leurs obligations, leur responsabilité pénale peut également être engagée. Nous vous présentons les informations à connaître.
Apologie du terrorisme Pédopornographie (violences sexuelles sur mineur) Trafic de drogues Discrimination Incitation à un crime ou à undélit (exemple : provocation à commettre un meurtre, un vol, une agression sexuelle)Incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination Harcèlement sur internet Injure Diffamation .
Toute personne qui publie un contenu illégal sur internet peut être reconnu responsable pénalement.
Pour que l’auteur présumé du contenu soit poursuivi, vous pouvez dénoncer ces faits aux forces de l’ordre. Si vous déposez plainte, l’enquête menée peut aboutir à un jugement par une .
À noter
Déterminer les contenus illégaux
Un contenu est considéré comme illégal lorsqu’il est assimilable à l’une des infractions suivantes :
L'auteur des faits peut notamment être une des personnes suivantes :
Dénoncer l’auteur du contenu illicite publié sur internet
Si vous êtes victime ou témoin d’un contenu illicite publié sur internet, vous pouvez le signaler aux forces. En tant que victime, vous pouvez déposer plainte.
Le signalement n’est pas une . Il consiste uniquement à informer les services d'enquête de commise et à leur apporter des éléments pour qu'ils identifient l'auteur des faits.
Obtenir la condamnation de l'auteur du contenu illégal publié sur internet
S’il est déclaré coupable, l’auteur des faits encourt des sanctions pénales qui dépendent de l'infraction commise.
Par exemple, une personne qui publie un contenu faisant risque une peine de 7 ans de prison et d'amende.
Nom, prénom, date et lieu de naissance de l’utilisateur (ou du gérant agissant au nom d’une personne morale) Adresse postale et adresse électronique de l’utilisateur Numéro de téléphone Identifiant et/ou pseudonyme utilisés Date et heure de début et de fin de connexion. 1 an de prison 250 000 € d'amende.
L’ d’un site internet a plusieurs obligations. S’il ne les respecte pas, vous pouvez engager sa et obtenir sa condamnation.
Obligations de l'hébergeur du site ou de la plateforme en ligne
, les opérateurs de communication en ligne et les hébergeurs doivent conserver certaines données concernant les utilisateurs de réseaux sociaux et de .
Parmi ces informations, il existe notamment les suivantes :
Ces données doivent être conservées pendant 1 an.
Cette conservation permet notamment d’identifier plus rapidement l’auteur d’une en ligne.
Les doivent proposer aux internautes des mécanismes leur permettant de signaler un contenu publié sur un site ou une , lorsqu’ils le considèrent comme .
Ces mécanismes doivent être facilement accessibles à toute personne qui souhaite signaler une donnée illégale. Elle doit pouvoir émettre un signalement
Les réseaux sociaux ( ont généralement des systèmes de signalement élaborés qui permettent d’expliquer la situation et de dénoncer le contenu illicite de manière précise.
Lorsqu’il s’agit de sites internet indépendants (exemple : le site internet d’une entreprise), la personne qui souhaite faire un signalement doit rechercher les coordonnées de l’hébergeur (exemple : adresse mail).
Le signalement doit contenir les informations suivantes :
Si une personne signale un contenu comme étant illicite en étant conscient qu'il ne l'est pas, elle risque une peine d'un an de prison et de d'amende.
Action en justice contre l'hébergeur du site ou de la plateforme en ligne
Les de sites internet ou de qui ne répondent pas à leurs obligations peuvent engager leur responsabilité pénale.
En cas d'absence de retrait d'un contenu illégal , vous pouvez déposer plainte. Si l'hébergeur n'a pas prévenu les autorités compétentes, le peut engager des poursuites.
Les sanctions pénales applicables dépendent du manquement de l'hébergeur et s'il s'agit d'une ou d'une :
Provocant à un crime ou à undélit (exemple : incitation à commettre un meurtre ou un vol)Incitant à la haine, à la violence ou à la discrimination Injurieux Diffamatoire .
Obligations du directeur de publication d'un service de communication en ligne
Dans certains cas, la responsabilité pénale du d'un peut être engagée. Il en est ainsi si un internaute laisse un :
Le directeur de publication peut s'apercevoir seul du caractère illégal du commentaire. Vous pouvez également signaler ce type de contenu et en demander le retrait.
La demande doit être adressée au directeur de publication du service de communication en ligne par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle doit mentionner :
Dès qu'il a connaissance du caractère du commentaire, le directeur de publication doit immédiatement le faire retirer. S'il ne le fait pas, il risque des sanctions pénales.
Dépôt de plainte contre le directeur de publication
Si vous avez demandé le retrait d'un commentaire au directeur de publication et qu'il ne l'a pas supprimé, vous pouvez engager sa responsabilité pénale.
Pour cela, vous pouvez déposer plainte.
Le délai pour porter plainte est de à compter du jour où le commentaire a été publié.
Votre plainte peut être déposée auprès de n'importe quel commissariat de police ou brigade de gendarmerie.
Vous pouvez être assisté d'un avocat. Ce professionnel peut être présent dès le dépôt de plainte jusqu'à l'éventuel jugement du directeur de publication.
Votre plainte entraîne une enquête de police qui peut aboutir au jugement et à la condamnation du directeur de publication par le .
Vous pouvez également pour obtenir des .
Condamnation du directeur de publication
Si le directeur de publication est reconnu coupable par le tribunal correctionnel, il peut être condamné à des sanctions pénales qui dépendent de l'infraction commise.
Par exemple, un est publié sur un site. Le directeur de publication est alerté mais n'empêche pas la diffusion de ce contenu. Dans ce cas, il risque une peine d'amende de .
À noter
- Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse
- Loi n°82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle : article 93-3
- Loi n°2024-449 du 21 mai 2024 : article 16
- Décret n° 2025-980 du 15 octobre 2025
- Règlement (UE) 2022/2065 Du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022
- Code pénal : article 131-39