Apologie du terrorisme - Provocation au terrorisme
Sur internet ou dans la presse, si un contenu défend le terrorisme ou incite à commettre des actes terroristes, il peut s’agir de provocation ou d'apologie du terrorisme. Ces agissements constituent un . Toute personne peut signaler ces faits et demander la suppression des contenus . Si ces contenus lui portent directement atteinte, la victime peut aussi déposer plainte. Voici les étapes à suivre.
Discours, cris ou menaces Écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images Tout autre support de l'écrit, de la parole ou de l'image Placards ou affiches Tout moyen de communication par voie électronique.
Apologie du terrorisme
L'apologie du terrorisme consiste à présenter ou commenter favorablement sur le terrorisme en général ou sur des actes terroristes (par exemple : une personne qui porte un tee-shirt affichant l'inscription « né le 11 septembre, je suis une bombe » peut être condamnée pour apologie du terrorisme).
Le fait de soutenir l'auteur d'un acte terroriste revient à faire l'apologie du terrorisme. Il en est de même lorsqu'une personne manifeste une égale considération pour les victimes et les auteurs d'actes terroristes.
Cette est constituée lorsque les propos sont tenus : ils peuvent être entendus ou lus par un nombre indéterminé de personnes (propos tenus dans un lieu public, dans les médias, sur les réseaux sociaux, etc.). L'auteur doit s'exprimer par l’un des moyens suivants :
Par exemple, une personne qui justifie ou glorifie la commission d'un attentat sur un réseau social peut être poursuivie pour apologie du terrorisme.
Provocation au terrorisme
La provocation au terrorisme est l à commettre des actes de .
L'auteur des faits (par ses propos, la diffusion d'images ou de vidéos, la publication d'écrits, etc.) appelle d'autres personnes à commettre un acte de terrorisme, peu importe que cette provocation soit suivie d'effet ou non.
Par ailleurs, que l'incitation ait été commise devant un large public. Des propos prononcés lors d'une réunion privée ou accessibles à quelques amis sur un réseau social peuvent être sanctionnés.
Un lien internet reçu par SMS dès lors qu'il mène à un site à caractère terroriste Une image publiée sur les réseaux sociaux Une vidéo ou un message publié sur un blog, un forum ou un tchat Description du contenu illicite Localisation du contenu (par exemple, l’adresse URL) Coordonnées du signalant (nom, prénom, adresse mail, etc.) Déclaration de bonne foi .
Signalement aux forces de l’ordre
Toute personne (victime, témoin, majeur, mineur) peut signaler incitant à commettre un acte de terrorisme ou en faisant l'apologie.
À titre d'exemple, il est possible de signaler :
Ce signalement peut être effectué en ligne, depuis . Cette plateforme est intégrée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC).
Ce signalement peut notamment permettre à l' de prendre les mesures nécessaires pour retirer ou bloquer l'accès au contenu à caractère terroriste.
Signalement à l'hébergeur ou au responsable d'une plateforme en ligne
Les doivent proposer aux internautes des mécanismes leur permettant de signaler un contenu publié sur un site ou une , lorsqu’ils le considèrent comme .
Ces mécanismes doivent être facilement accessibles à toute personne qui souhaite signaler une donnée illégale. Elle doit pouvoir émettre un signalement
Les réseaux sociaux ( , etc.) ont des systèmes de signalement élaborés qui permettent d’expliquer la situation et de dénoncer le contenu illicite de manière précise.
Lorsqu’il s’agit de sites internet indépendants (exemple : le site internet d’une entreprise), la personne qui souhaite faire un signalement doit rechercher les coordonnées de l’hébergeur (exemple : adresse mail).
Le signalement doit contenir les informations suivantes :
Si une personne signale un contenu comme étant illicite en étant conscient qu'il ne l'est pas, elle risque une peine d'un an de prison et de d'amende.
À compter de la réception de l'injonction de retrait, pour l'hébergeur À compter du moment où il est informé de cette injonction, pour le fournisseur de contenus.
Retrait par les forces de l’ordre
Il existe 2 procédures complémentaires utilisées par les forces de l’ordre.
L' peut ordonner aux de retirer un contenu à caractère terroriste ou d'en bloquer l'accès . On parle alors d'une . Elle s’exerce sous le contrôle de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).
L'hébergeur ou le a pour retirer ou bloquer l'accès au contenu à caractère terroriste.
Ils peuvent néanmoins contester cette injonction devant le président du .
Pour cela, ils disposent d'un délai de 48 heures :
Le juge administratif peut maintenir l'injonction de retrait ou ordonner son annulation. Il doit rendre sa décision dans un délai de 72 heures à compter du moment où il est saisi.
L', qui est informée d'un cas de provocation ou d'apologie du terrorisme, peut demander à ou à l' d'un service de communication en ligne (exemple : réseaux sociaux, site internet, forum, blog) de retirer le contenu . Dans ce cas, la personne à laquelle la demande a été adressée dispose d'un délai de pour retirer le contenu à caractère terroriste.
Ce délai court à compter de la demande de retrait adressée à l'hébergeur ou à l'éditeur de la page web.
Si le contenu n'a pas été retiré dans les 24 heures, l'Ofac doit transmettre aux fournisseurs d'accès internet (exemple : Orange, SFR, etc.), toutes les adresses internet (URL) des services de communication en ligne contenant des informations à caractère terroriste. Les fournisseurs doivent immédiatement empêcher l'accès à ces adresses.
Retrait par l’hébergeur du site internet
Après avoir reçu un signalement, envoie un accusé de réception au signalant. Il l’informe de sa décision concernant le contenu signalé, dans les meilleurs délais.
Si le contenu est illicite, l’hébergeur doit immédiatement le retirer du site sur lequel elle apparaît.
Si une publication ou un contenu à caractère terroriste porte à une personne, elle peut porter plainte contre l’auteur des faits (ou contre X si elle ne connaît pas son identité). Elle peut également se constituer pour obtenir des .
La victime a à compter de la publication du contenu à caractère terroriste pour porter plainte.
La plainte peut être déposée auprès de n'importe quel commissariat de police ou brigade de gendarmerie. Elle sera transmise au pour qu’il mène une enquête.
Dès le dépôt de plainte, la victime peut faire appel à un avocat qui l’assistera jusqu'à l'éventuel jugement de l'auteur par le .
À noter
5 ans de prison Et 75 000 € d'amende.7 ans de prison Et 100 000 € d'amende.
Si la victime a déposé plainte, l’auteur d’un acte d’apologie du terrorisme ou de provocation au terrorisme peut être jugé et condamné par le .
Les peines encourues diffèrent en fonction du contexte dans lequel l’infraction a été commise :
- Code pénal : article 421-2-5
- Loi n°82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle : article 93-3
- Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique : article 6
- Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 :article 6-1-3
- Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique : article 6-1
- Règlement européen sur les services numériques (DSA) : article 16