Question-réponse

Secret médical : de quoi s'agit-il ?

Le secret médical couvre  : votre état de santé (diagnostic, traitement...), votre identité, ce que vous lui avez confié, ce que le professionnel a vu, entendu, compris... Nous vous indiquons ce qu'il faut savoir sur le secret médical (secret professionnel) et comment porter plainte en cas de violation.

    Chaque professionnel doit respecter le secret médical.

    Il en est ainsi notamment des professionnels suivants :

    Ainsi, un professionnel de santé qui a des informations sur vous les communiquer à d'autres personnes.

  • Médecin
  • Infirmier
  • Kinésithérapeute
  • Psychologue
  • Assistant social
  • Orthophoniste
  • Pharmacien
  • Dentiste
  • Podologue
  • Étudiant en médecine en stage.

    Les professionnels de santé qui vous suivent les informations nécessaires pour vous soigner (secret médical partagé).

    Toutefois, votre accord est nécessaire et doit être recueilli par tout moyen (y compris de façon dématérialisée) si les professionnels de santé ne font pas partie de la même équipe de soins.

    Cas où le professionnel de santé doit communiquer certaines informations

    Il existe des situations dans lesquelles le professionnel de santé certaines informations.

    Ainsi, il doit notamment :

    • Déclarer les naissances
    • Déclarer les décès
    • Déclarer aux autorités sanitaires certaines maladies graves ou contagieuses qui nécessitent une intervention urgente
    • Établir des certificats médicaux pour les soins psychiatriques sans consentement
    • Faire une déclaration médicale au procureur de la République lors de la mise en place d'une sauvegarde de justice
    • Établir des certificats pour les accidents du travail et les maladies professionnelles
    • Fournir des informations à l'administration pour les dossiers de pension militaire et civile d'invalidité ou de retraite
    • Transmettre à l'expert les documents qu'il détient sur la personne s'estimant victime d'un dommage lié à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins (accidents médicaux, VIH, amiante...).
    Cas où le professionnel de santé peut communiquer certaines informations

    Il existe des situations dans lesquelles le professionnel de santé certaines informations.

    Ainsi, il peut  :

    • Signaler au procureur de la République les sévices ou privations infligés à un majeur, avec son accord
    • Signaler au procureur de la République les maltraitances, sévices ou privations infligés à un majeur, sans son accord, dans certaines situations (personne qui n'est pas en état de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique)
    • Signaler au procureur de la République les maltraitances, sévices ou privations infligés à un mineur
    • Transmettre des informations liées à la situation d'un mineur en danger ou en risque de danger à la cellule de recueil, de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes (CRIP). Il peut le faire aussi auprès de la cellule de l'ARS chargée du recueil, du suivi et du traitement des signalements de maltraitance envers les majeurs vulnérables ?
    • Signaler au préfet (à Paris, au préfet de police) le caractère dangereux d'une personne dont il sait qu'elle détient une arme ou qu'elle a l'intention d'acquérir une arme.

    Si le mineur refuse que son représentant légal soit consulté, le médecin ou la sage-femme peut ne pas demander le consentement du représentant légal si l'acte médical s'impose pour sauvegarder la santé du mineur.

    Toutefois, le médecin ou la sage-femme doit dans un 1 temps s'efforcer d'obtenir l’accord du mineur.

    Dans le cas où le mineur maintient son opposition, le médecin ou la sage-femme peut mettre en œuvre l'action de prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement ou l'intervention. Dans ce cas, le mineur se fait accompagner d'une personne majeure de son choix.

    En cas de ou de , votre famille, vos proches ou votre peuvent être informés de votre état de santé pour vous soutenir.

    Toutefois, vous pouvez vous y opposer.

    Le questionnaire de santé simplifié, renseigné par vous, permet à l’assureur d’évaluer votre état de santé pour déterminer :

    L’assureur ne peut pas exiger que ce soit votre médecin traitant qui remplisse ce questionnaire de santé simplifié. Cependant, votre médecin peut vous assister pour le renseigner.

    Ainsi, il n’appartient pas au médecin de remplir, signer, apposer son cachet ou contresigner ce questionnaire de santé simplifié.

  • Le risque à couvrir
  • Le niveau des garanties
  • Et la tarification proposée.

    L'employeur sur votre

    Un médecin du travail ne doit pas communiquer à un employeur les informations qu'il recueille au cours d'une visite médicale.

    Votre est également couvert par le secret médical et ne doit pas être communiqué à votre employeur.

    En cas de décès, le et les peuvent obtenir des informations médicales pour connaître les du défunt, ou .

    De plus, le secret médical ne fait pas obstacle à ce que les informations concernant un défunt nécessaires à la prise en charge d'une personne susceptible de faire l'objet d'un examen des caractéristiques génétiques soient délivrées au médecin.

    Toutefois, le défunt ne doit pas s'y être opposé de son vivant.

    À noter

    En cas de décès de votre enfant mineur, vous avez accès à toutes les informations le concernant. Toutefois, vous n'avez pas accès aux décisions médicales pour lesquelles votre enfant a refusé de vous consulter.

    Vous pouvez si vous estimez qu'un professionnel a violé son obligation de secret médical.

    Si vous portez plainte, une enquête sera menée. Si l'auteur des faits est identifié, il pourra être poursuivi et condamné par une .

    La présence d'un avocat pour le dépôt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procès devant le tribunal. Toutefois, vous pouvez obtenir l'assistance d'un avocat si vous le souhaitez.

    Vous pouvez aussi au .

    Votre lettre doit préciser que vous formulez une plainte.

    Pour , vous pouvez .

    À noter

    En cas de poursuites de l’auteur présumé des faits, vous pouvez vous constituer partie civile pour obtenir des dommages et intérêts. Si la plainte est classée sans suite ou si vous n'avez pas de nouvelle des services de police, de gendarmerie ou du procureur de la République depuis plus de 3 mois suivant votre plainte, vous pouvez déposer une plainte avec constitution de partie civile.

    Vous pouvez vous adresser à un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.

    Commissariat
    Voir l'adresse

    Vous pouvez déposer plainte auprès du procureur de la République.

    Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité
    Voir l'adresse
    Modèle de document
    Porter plainte auprès du procureur de la République
    Accéder au simulateur
    Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
    • Votre état civil et vos coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone)
    • Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction
    • Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X)
    • Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction
    • Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice
    • Vos documents de preuve : certificats médicaux, arrêts de travail, photographies, vidéos, factures diverses, constats...

    La violation du secret médical, sauf dans les cas autorisés, est sanctionnée par une peine maximale d'1 an de prison et de d'amende.

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