Fiche pratique

Harcèlement scolaire au collège et au lycée

Un élève subit, de manière répétée, des violences verbales, morales ou physiques de la part d'un ou plusieurs autres élèves ? Il est alors victime de . Il s'agit d'une infraction punie par la loi. Voici les informations à connaître pour faire face à une situation de harcèlement scolaire.

    Un élève est victime de harcèlement scolaire lorsqu'il subit, de  des verbales, morales ou physiques de la part d'un ou plusieurs autres élèves.

    Ces actes de violence sont, par exemple, des insultes, des moqueries, des brimades, des rejets d'un groupe, des bousculades, des coups, des vols.

    Le harcèlement scolaire peut être commis de l'établissement scolaire.

    Le harcèlement scolaire entraine une de l'élève. Cela se manifeste notamment par l'anxiété, la chute des résultats scolaires et la dépression.

    La situation diffère selon que vous êtes victime, parent de victime ou témoin de harcèlement scolaire :

    Vous devez prévenir un adulte de votre établissement scolaire. Vous pouvez, par exemple, alerter le chef d'établissement, un professeur, un surveillant.

    Numéro national pour les victimes de harcèlement
    Voir l'adresse

    Vous devez contacter la direction de l’établissement scolaire. Vous serez invité à présenter la situation de harcèlement vécue par votre enfant.

    Numéro national pour les victimes de harcèlement
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    Vous devez prévenir un adulte de l'établissement scolaire. Il prendra alors en charge la situation de la victime. Vous pouvez, par exemple, alerter le chef d'établissement, un professeur, un surveillant.

    Numéro national pour les victimes de harcèlement
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    La direction de l'établissement scolaire doit respecter un de prise en charge.

    1- Détection de la situation de harcèlement scolaire

    Lorsque le chef d'établissement est informé de l’existence de faits pouvant constituer un harcèlement, il doit échanger sur la situation avec le coordonnateur harcèlement de l'établissement.

    Le chef d'établissement doit inviter l'élève concerné à exposer en détail la situation qu'il subit.

    L'objectif est de déterminer les faits pouvant être considérés comme du harcèlement et d'en identifier les auteurs.

    Des mesures de protection sont immédiatement mises en place pour la victime :

    Les parents de l’élève victime sont informés de la situation.

    La direction de l'établissement leur communique les mesures qui vont être mises en place pour prendre en charge le problème.

    Ils sont associés au traitement de la situation et sont informés de leurs droits.

    • Identification d’un adulte référent (personnel de vie scolaire, enseignant par exemple) pour échanger régulièrement avec la victime
    • Renforcement de la vigilance en informant l’ensemble des personnels de la situation
    • Mobilisation de camarades proches de la victime.
    2- Mise en place de la procédure harcèlement

    Le chef d'établissement et le coordonnateur harcèlement mettent en place différentes mesures lorsqu'un cas de harcèlement scolaire est constaté. Il s'agit de la .

    Le chef d'établissement . Il y précise les actions engagées. Cela permet d’informer les référents départementaux et académiques en charge du harcèlement.

    En cas de harcèlement grave et persistant, le chef d'établissement doit .

    Les témoins, les auteurs et leurs parents sont reçus séparément par la direction de l'établissement scolaire. L'objectif est d'identifier précisément le problème de harcèlement pour mettre en place des mesures adaptées.

    Il s'agit également pour la direction de l'établissement de faire prendre conscience des faits reprochés à l'auteur et de leurs conséquences pour la victime.

    Le chef d'établissement s’informe quotidiennement de l’état de l’élève victime.

    Le chef d'établissement peut faire appel aux pour soutenir l'élève. Il peut aussi conseiller à la famille une prise en charge extérieure auprès de leur médecin traitant ou d’une structure hospitalière.

    Le chef d'établissement informe régulièrement la famille de l’évolution de la situation.

    Le chef d'établissement fait appel aux personnels de l'établissement scolaire pour observer l’attitude de l'élève auteur du harcèlement. Il échange régulièrement sur la situation avec le coordonnateur harcèlement et l'équipe pédagogique.

    Le chef d'établissement doit ouvrir une à l'encontre de l'auteur du harcèlement. Le conseil de discipline peut être réuni.

    Les sanctions disciplinaires sont prises en fonction de la gravité de la situation. L'auteur du harcèlement risque l’ de l'établissement.

    L'auteur du harcèlement peut aussi être et . Pour cela, son comportement doit constituer un risque pour la sécurité ou la santé des autres élèves.

    Si le harcèlement continue, le chef d'établissement peut faire appel à une équipe départementale pour résoudre la situation. Les psychologues de l’éducation nationale et les personnels de santé sont associés à la démarche.

    Un programme de prévention du harcèlement est mis en œuvre dans les écoles, collèges et lycées. Il s'agit du programme .

    Les mises en place sont notamment les suivantes :

    Les élèves et leurs parents sont aussi sensibilisés sur l'existence du , numéro national pour les victimes de harcèlement.

  • Renseignement d'un questionnaire d’auto-évaluation par les collégiens et les lycéens. L’élève choisi de compléter le questionnaire de manière nominative ou anonyme. Le questionnaire a pour objectif d'évaluer, au moins une fois par an, si les élèves peuvent être victimes de harcèlement scolaire.
  • 10 heures d’apprentissage par an pour les collégiens consacrées à la prévention du harcèlement
  • Formation à la prise en charge des situations de harcèlement de 5 personnels ressources (au minimum) par collège. Cette équipe ressource est chargée de mettre en œuvre le protocole de prise en charge des situations de harcèlement. Plus généralement, tous les personnels des collèges et lycées doivent être formés à la lutte contre le harcèlement scolaire.
  • Formation d'élèves ambassadeurs de la lutte contre le harcèlement au collège.

    Oui, la victime peut contre l'auteur du harcèlement. Pour cela, elle peut se faire accompagner par son représentant légal (parent, tuteur, ,...).

    La victime, par l'intermédiaire de son représentant légal (parent, tuteur, ,...), peut aussi .

    Dans tous les cas, la victime a , après les faits, pour déposer plainte.

    La plainte peut être déposée dans un commissariat ou une gendarmerie. Elle peut aussi être déposée par courrier.

    La présence d'un avocat pour le dépôt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procès devant le tribunal correctionnel.

    La victime peut s'adresser à un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de son choix.

    Commissariat
    Voir l'adresse

    La plainte doit être déposée auprès du procureur de la République.

    Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité
    Voir l'adresse
    Modèle de document
    Porter plainte auprès du procureur de la République
    Accéder au simulateur
    Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
    • État civil et coordonnées complètes de la victime (adresse et numéro de téléphone)
    • Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction
    • Nom de l'auteur supposé si la victime le connaît (sinon, la plainte sera déposée contre X)
    • Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction
    • Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice
    • Documents de preuve
    • Éventuelle volonté de la victime de se constituer partie civile.

    Les sanctions diffèrent selon que l'auteur du harcèlement est mineur de moins de 13 ans, mineur de plus de 13 ans ou majeur :

    Les mineurs de moins de 13 ans coupables de harcèlement scolaire ne peuvent pas aller en prison ou payer une amende. Ils risquent des sanctions prévues par des dispositifs spécifiques.

    Les peines prévues dépendent de la gravité des conséquences du harcèlement sur la personne visée :

    • Lorsque le harcèlement scolaire n'a pas entraîné d'incapacité totale de travail (jours d'école manqués) ou qu'il a entraîné une incapacité totale de travail de moins de 8 jours, il est puni de 1 an et demi d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende au maximum.
    • Lorsque le harcèlement scolaire a entraîné une incapacité totale de travail de plus de 8 jours, les peines sont portées à 2 ans et demi et 7 500 € d'amende au maximum.
    • Lorsque le harcèlement scolaire a conduit la personne visée à se suicider ou à tenter de se suicider, les peines sont portées à 5 ans d'emprisonnement et 7 500 € d'amende au maximum.

    Les peines prévues dépendent de la gravité des conséquences du harcèlement sur la personne visée :

    • Lorsque le harcèlement scolaire n'a pas entraîné d'incapacité totale de travail (jours d'école manqués) ou qu'il a entraîné une incapacité totale de travail de moins de 8 jours, il est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende.
    • Lorsque le harcèlement scolaire a entraîné une incapacité totale de travail de plus de 8 jours, les peines sont portées à 5 ans et 75 000 € d'amende.
    • Lorsque le harcèlement scolaire a conduit la personne visée à se suicider ou à tenter de se suicider, les peines sont portées à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.