Fiche pratique

Accident de la vie courante : indemnisation par l'assurance

Vous êtes victime d’un accident dans votre vie quotidienne (chute, bricolage, sport…) ? Selon les circonstances, vous pouvez être indemnisé par votre assurance ou par celle d’un tiers responsable. Nous vous présentons les informations à connaître.

    Un accident de la vie courante est un accident survenu dans la vie privée, en dehors des accidents de la circulation et des accidents du travail.

    Il peut se produire :

    Il peut également résulter de certains événements :

  • à votre domicile
  • ou à l’extérieur, dans le cadre de vos activités quotidiennes.

    L’indemnisation dépend de l’existence ou non d’un responsable.

    Absence de tiers responsable

    Si aucun responsable n’est identifié, vous pouvez être indemnisé si vous avez souscrit une assurance personnelle couvrant ce type de risque, comme une garantie accidents de la vie (GAV).

    Accident causé par un tiers identifié

    Si une personne est responsable de l’accident, c’est elle ou son assurance responsabilité civile qui doit vous indemniser.

    Le principe applicable est celui de la responsabilité civile, qui impose à toute personne de réparer les dommages qu’elle cause à autrui.

    Oui, il est possible d’être indemnisé sans responsable identifié si vous avez souscrit une assurance couvrant les accidents de la vie, comme une garantie accidents de la vie (GAV).

    Cette assurance permet de compenser les conséquences financières et personnelles d’un accident, même lorsqu’aucune autre personne n’est en cause.

    La GAV est une assurance facultative qui permet d’être indemnisé en cas d’accident de la vie courante, même sans responsable.

    Les garanties varient selon les contrats.

    La GAV couvre généralement :

    Certains contrats prévoient une limite d’âge à la souscription, souvent fixée autour de 65 ans.

  • le souscripteur
  • les membres de son foyer (selon les conditions du contrat)

    La GAV couvre notamment :

    Le contrat peut prévoir des exclusions (par exemple, sports dangereux, faute intentionnelle.

  • les accidents domestiques,
  • les accidents de loisirs ou sportifs,
  • certains événements exceptionnels (attentat, catastrophe, accident médical).

    En cas de blessures

    L’assurance peut indemniser notamment :

    • les souffrances physiques,
    • l’incapacité permanente,
    • le préjudice esthétique,
    • les pertes de revenus,
    • les frais d’assistance.
    À noter

    Une blessure légère sans séquelles importantes peut ne pas ouvrir droit à indemnisation avec une GAV.

    En cas de décès

    Les proches peuvent être indemnisés pour :

    • les frais d’obsèques,
    • le préjudice moral,
    • les pertes de revenus.

    Vous devez déclarer le sinistre dans le délai prévu au contrat, généralement de 5 .

    La déclaration doit comporter les points suivants :

  • Circonstances de l’accident
  • Nature des blessures
  • Conséquences subies.

    de proposer une indemnisation, l’assureur organise une lorsque l’accident a entraîné des blessures importantes.

    Cette expertise permet d’évaluer les conséquences de l’accident sur votre état de santé et sur votre vie quotidienne.

    L’expertise médicale permet d’évaluer les séquelles de l’accident.

    L’assureur désigne un médecin expert chargé d’examiner votre situation.

    Ce médecin analyse notamment :

    Il détermine en particulier un , qui correspond au niveau d’invalidité permanente. Ce taux est déterminant, car l’indemnisation dépend souvent d’un seuil minimum prévu par le contrat (par exemple 30 % dans les contrats labellisés GAV).

    L’évaluation définitive a lieu lorsque votre état est considéré comme stabilisé (on parle de ).

    Avant cette étape, une expertise provisoire peut être réalisée pour évaluer votre situation et permettre le versement d’une avance (indemnisation provisionnelle).

    L’expertise sert de base au calcul de l’indemnisation.

    Le rapport du médecin expert permet à l’assureur :

    L’évaluation porte notamment sur :

    L’objectif est de mesurer précisément les conséquences durables de l’accident pour déterminer une indemnisation adaptée.

    Si vous n’êtes pas d’accord avec les conclusions du médecin expert, vous pouvez :

    En pratique, les contrats prévoient souvent les conditions de contestation.

    En cas de décès, l’assureur vérifie les circonstances du décès et le lien avec l’accident, à partir des documents médicaux disponibles.

  • la nature des blessures,
  • leur évolution,
  • les séquelles éventuelles,
  • leur impact sur votre vie personnelle et professionnelle.

    L’assureur :

    L’indemnisation tient compte des sommes déjà versées par d’autres organismes (sécurité sociale, mutuelle…).

    Si la Sécurité sociale prend en charge une partie des frais, l’assureur complète dans la limite du contrat.

  • vérifie que l’accident est couvert par le contrat,
  • mandate un médecin expert,
  • évalue vos préjudices,
  • vous propose une indemnisation.

    L’assurance responsabilité civile du responsable :

    Contrairement à la garantie accidents de la vie (GAV), il n’y a pas de seuil minimum d’invalidité : même un préjudice léger peut être indemnisé.

  • vérifie sa responsabilité,
  • organise une expertise médicale,
  • évalue les préjudices,
  • propose une indemnisation.

    Vous ne pouvez pas être indemnisé 2 fois pour un même préjudice.

    Les sommes versées par la sécurité sociale, la mutuelle ou une assurance sont prises en compte dans le calcul de l’indemnisation finale.

    Vous pouvez :

    Si vous contestez le taux d’invalidité retenu, vous pouvez demander une nouvelle expertise.

  • demander une contre-expertise ,
  • saisir un médiateur,
  • engager une action en justice.