Fiche pratique

Exécution d'une décision du juge pénal

Vous souhaitez savoir comment une décision de condamnation prononcée par un juge pénal est  ? Nous vous présentons les informations à connaître.

    Le moment à partir duquel la décision de condamnation est mise à exécution dépend de la peine prononcée par les .

    En principe, le ministère public dispose d'un délai d'environ 15 jours à compter du moment où la décision est devenue définitive pour faire exécuter la condamnation pénale.

    • Un maintien en prison alors que le condamné était déjà emprisonné
    • Un mandat de dépôt ou un mandat d'arrêt
    • Une sanction contre un mineur, autre qu'une peine d'emprisonnement.
    Complément d'information
    • Si une femme enceinte de plus de 12 semaines est condamnée à une peine de prison ferme devenue définitive, le procureur de la République ou le juge de l'application des peines doivent faire en sorte que son exécution soit différée ou que la peine soit exécutée en milieu ouvert.

    La peine d'amende peut être exécutée dès le prononcé du jugement ou lorsque la décision est signifiée à la personne condamnée.

    L'autorité compétente pour faire exécuter une décision pénale dépend de la peine prononcée et de la juridiction qui a jugé la personne condamnée :

  • En cas de condamnation à une peine d'amende, le paiement est réclamé par le Trésor public, au nom du procureur de la République.
  • Lorsqu'une décision de condamnation est rendue par le tribunal de police ou le tribunal correctionnel, le procureur de la République la fait exécuter.
  • Lorsque la condamnation a été prononcée par la cour d'assises, c'est le procureur général qui doit mettre à exécution cette décision.

    Pour que la décision soit mise à exécution, le doit vérifier l'identité du condamné, puis contrôler que la peine est exécutable.

    La peine est exécutable lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :

    En fonction de la peine prononcée, l'autorité compétente (ministère public ou ) doit prendre des mesures supplémentaires pour que la décision soit appliquée.

  • Le condamné est vivant
  • Le condamné n'a pas bénéficié d'une amnistie ou d'une grâce présidentielle
  • Les délais de prescription n'ont pas expiré.
  • Le Trésor Public doit toujours rechercher le paiement de l'amende.

    Pour que la décision soit exécutée, le procureur de la République doit simplement la notifier au condamné et en fournir une copie au juge de l'application des peines.

    Lorsque le condamné n'est pas encore détenu, le Parquet lui demande de se présenter dans un établissement pénitentiaire déterminé et dans un délai qu'il fixe.

    • L'état civil du condamné
    • Sa situation professionnelle
    • Sa situation familiale (marié, pacsé, célibataire, etc.)
    • Son comportement habituel
    • Ses antécédents judiciaires.

    Lorsque la personne condamnée est déjà détenue (exemple : en cas de détention provisoire), le Parquet doit transmettre un extrait de la décision de condamnation au greffe de l'établissement pénitentiaire dont elle dépend.

    • L'état civil du condamné
    • Sa situation professionnelle
    • Sa situation familiale (marié, pacsé, célibataire, etc.)
    • Son comportement habituel
    • Ses antécédents judiciaires.

    Droit d'information de la victime

    Une fois la décision devenue , la victime peut demander à être informée (ou à ne pas être informée) de la de la condamnation pénale et de la libération de l'auteur des faits.

    Pour cela, elle doit remplir un formulaire :

    Elle doit joindre à sa demande une photocopie de sa pièce d'identité (par exemple, carte d'identité, titre de séjour en cours de validité).

    Ces éléments doivent être transmis au greffe du ou du de la juridiction qui a prononcé la peine.

    Le procureur de la République transmet la demande au compétent (ou au si le délinquant est mineur) pour suivre le condamné.

    , elle reçoit des sur les décisions prises quant au mode d’exécution de la peine de prison prononcée contre l’auteur des faits. Ces informations sont transmises .

    change d’avis et , elle doit adresser un par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) au ou au ayant la peine.

    Droit d'indemnisation de la victime

    La juridiction pénale peut condamner l'auteur des faits à verser une indemnisation à la victime.

    Dans ce cas, le a lieu en plus de l'indemnisation de la victime.