Fiche pratique

Autorisation de travail d'un salarié étranger en France

L'employeur qui souhaite embaucher un salarié étranger non en France doit préalablement obtenir une autorisation de travail. Cependant, certains visas ou titres de séjour dispensent de faire cette démarche. Nous vous indiquons dans quelles situations une autorisation de travail doit être obtenue et les informations à connaître.

Attention

Cette fiche ne concerne pas les ressortissants algériens.

    Les règles sont différentes selon le document que l'étranger détient :

    Le VLS-TS ou la carte de séjour « vie privée et familiale » permet de travailler en tant que salarié. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Préfecture
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    Si l'étranger a un VLS-TS ou une carte de séjour « salarié » ou « travailleur temporaire », une autorisation de travail est obligatoire pour qu'il puisse travailler.

    La carte de séjour « talent » permet d'exercer l'activité professionnelle qui a permis de l'obtenir. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Préfecture
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    Le VLS-TS ou la carte de séjour « étudiant » ou « étudiant programme de mobilité » permet de travailler en tant que salarié, sans autorisation de travail, pour maximum 60 % de la durée annuelle de travail (964 heures).

    La carte de séjour « recherche d'emploi/création d'entreprise » permet de travailler en tant que salarié. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Préfecture
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    La carte de résident permet de travailler en tant que salarié. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Préfecture
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    La carte de résident longue durée-UE obtenue en France permet de travailler en tant que salarié. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Préfecture
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    La carte de résident longue durée-UE obtenue dans un autre pays de l'Union européenne ne permet pas de travailler en France.

    La carte de séjour « Article 50 TUE » ou la carte de séjour permanent « Article 50 TUE », délivrée aux ressortissants britanniques permet de travailler en tant que salarié.

    Si l'étranger a une carte de séjour « travailleur saisonnier », une autorisation de travail est obligatoire pour qu'il puisse travailler.

    La carte de séjour délivrée par un autre pays de l'Union européenne ne permet pas de séjourner ni de travailler en France.

    Le VLS-TS ou la carte de séjour « visiteur » ne permet pas de travailler. Il n'est pas possible de faire une demande d'autorisation de travail.

    Ces cartes de séjour permettent de travailler en tant que salarié. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Le VLS-TS ou la carte de séjour « salarié détaché ICT » autorise l'exercice de l'activité professionnelle salariée qui a permis de l'obtenir, dans le cadre du détachement. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Le VLS-TS ou la carte de séjour « salarié détaché ICT (famille) » permet de travailler en tant que salarié. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Préfecture
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    L'étranger qui a un titre de séjour « ICT » délivré par un autre pays de l'Union européenne peut venir effectuer en France une mission identique d'une durée inférieure ou égale à 90 jours. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    L'étranger qui a un titre de séjour « ICT » délivré par un autre pays de l'Union européenne peut venir effectuer en France une mission identique d'une durée supérieure à 90 jours.

    Le VLS-TS ou la carte de séjour « salarié détaché mobile ICT (famille) » permet de travailler en tant que salarié. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Préfecture
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    Le VLS-TS ou la carte de séjour « stagiaire », ou « stagiaire ICT » ne permet pas de travailler. Il n'est pas possible de faire une demande d'autorisation de travail.

    Le VLS-TS ou la carte de séjour « stagiaire ICT (famille) » permet de travailler.

    Préfecture
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    Le VLS-TS ou la carte de séjour « stagiaire mobile ICT » ne permet pas de travailler.

    Le VLS-TS ou la carte de séjour « stagiaire mobile ICT (famille) » permet de travailler.

    Préfecture
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    Le visa vacances-travail permet de travailler.

    L'APS « recherche d'emploi/création d'entreprise » permet de travailler en tant que salarié. L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

    Préfecture
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    Cette APS permet de travailler.

    Préfecture
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    Cette APS ne permet pas de travailler.

    Cette APS permet de travailler.

    Préfecture
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    Le récépissé de 1 re demande de l'une des cartes de séjour suivantes permet de travailler :

    Préfecture
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    • Carte de séjour temporaire « salarié » ou « travailleur temporaire », mais uniquement avec l'employeur qui a obtenu l'autorisation de travail
    • Carte de séjour temporaire « recherche d'emploi/création d'entreprise »
    • Carte de séjour « vie privée et familiale » délivrée à l'étranger qui a été confié au service de l'Ase au plus tard à l'âge de 16 ans
    • Carte de séjour « vie privée et familiale » ou carte de résident délivrée à l'étranger victime de traite des êtres humains ou de proxénétisme
    • Carte de séjour « vie privée et familiale » ou carte de résident délivrée à l'étranger bénéficiaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle et dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 20 %
    • Carte de séjour « vie privée et familiale » délivrée à l'enfant d'un étranger qui avait une carte de résident de longue durée-UE dans un autre pays membre de l'Union européenne et a une carte de séjour temporaire en France, à condition que cet enfant séjourne en France depuis au moins 1 an
    • Carte de séjour pluriannuelle « salarié détaché ICT » ou « salarié détaché mobile ICT »
    • Carte de séjour pluriannuelle « salarié détaché ICT (famille) » ou « salarié détaché mobile ICT (famille) »
    • Carte de séjour pluriannuelle « bénéficiaire du statut d'apatride » ou « membre de famille d'un bénéficiaire du statut d'apatride »
    • Carte de résident en qualité d'apatride ou de membre de famille d'un apatride
    • Carte de résident délivrée à l'étranger remplissant les conditions pour obtenir la nationalité française
    • Carte de résident délivrée à l'étranger ayant combattu dans l'armée française, les rangs des forces françaises de l'intérieur, une armée alliée ou la Légion étrangère
    • Carte de résident délivrée à l'étranger ayant droit d'un étranger bénéficiaire d'une rente de décès pour accident de travail ou maladie professionnelle
    • Carte de résident délivrée à l'étranger qui a une carte de séjour « retraité » et souhaite à nouveau résider en France.

    Le récépissé de demande de renouvellement d'une carte de séjour autorisant à travailler permet également de travailler.

    Préfecture
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    Cette attestation ne permet pas de travailler.

    L'attestation de prolongation d'instruction d'une 1re demande de l'une des cartes de séjour suivantes permet de travailler :

    Préfecture
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    • Carte de séjour « talent » ou « talent (famille) »
    • Carte de séjour « travailleur saisonnier » mais uniquement avec l'employeur ayant obtenu une autorisation de travail
    • Carte de séjour « vie privée et familiale » ou carte de résident délivrée à l'étranger marié avec un Français
    • Carte de séjour « vie privée et familiale » délivrée à l'étranger parent d'un enfant français
    • Carte de résident délivrée à l'étranger, père ou mère à charge d'un Français ou de son époux ou épouse
    • Carte de résident délivrée à l'étranger qui est l'enfant d'un Français
    • Carte de séjour « vie privée et familiale » délivrée à l'étranger né en France qui y a résidé au moins 8 ans de façon continue et a suivi, après l'âge de 10 ans, une scolarité minimum de 5 ans dans une école française
    • Carte de résident délivrée à l'époux, l'épouse ou l'enfant d'un étranger ayant une carte de résident et venu au titre du regroupement familial
    • Carte de séjour « vie privée et familiale » délivrée à l'étranger qui a été confié au service de l'Ase au plus tard à l'âge de 16 ans
    • Carte de résident délivrée à l'étranger qui a obtenu la qualité de réfugié et aux membres de sa famille (père ou mère, enfant, époux ou épouse, partenaire, concubin)
    • Carte de séjour ou carte de résident délivrée à l'étranger bénéficiaire de la protection subsidiaire et aux membres de sa famille (père ou mère, enfant, époux ou épouse, partenaire, concubin)
    • Carte de séjour ou carte de résident délivrée à l'étranger qui a obtenu le statut d'apatride et aux membres de sa famille (père ou mère, enfant, époux ou épouse, partenaire, concubin)
    • Carte de séjour ou carte de résident délivrée à l'étranger victime de la traite des être humains ou de proxénétisme.

    L'attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour autorisant à travailler permet également de travailler.

    Préfecture
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    L'attestation de décision favorable permet de travailler si la carte de séjour qui va être délivrée l'autorise.

    Préfecture
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    L'étranger peut travailler.

    L'étranger peut travailler.

    L'étranger peut travailler.

    L'étranger peut travailler.

    L'étranger peut travailler.

    L'étranger peut travailler.

    L'étranger peut travailler.

    L'étranger ne peut pas travailler.

    En cas de changement de statut vers une carte de séjour « salarié » ou « travailleur temporaire », l'employeur doit demander une autorisation de travail.

    L’employeur qui souhaite conclure un contrat de travail avec un mineur de 16 à 18 ans doit demander une autorisation de travail.

    Publication préalable de l'offre d'emploi

    Avant de faire la demande d'autorisation de travail, l'offre d'emploi doit avoir été publiée pendant un délai de 3 semaines consécutives dans les 6 mois précédant le dépôt de cette demande auprès du service public de l'emploi.

    À la fin des 3 semaines de publication, si aucune candidature valable n'a été reçue, la demande d'autorisation de travail peut être effectuée.

    Cependant, la publication préalable de l'offre d'emploi si l'une des conditions suivantes est remplie :

    • Emploi figurant sur la liste des métiers en tension
    • Étranger ayant une carte de séjour « recherche d'emploi ou création d'entreprise » à condition que le contrat de travail proposé soit en relation avec sa formation ou ses recherches et prévoit une rémunération supérieure à 2 734,55 €
    • Étranger ayant obtenu un master ou un diplôme de niveau I labellisés par la Conférence des grandes écoles ou un diplôme de licence professionnelle, à condition que le contrat de travail proposé soit en relation avec sa formation et prévoit une rémunération au moins égale à 2 734,55 €
    • Étranger, confié à l'Ase entre l'âge de 16 ans et 18 ans, et qui demande son admission exceptionnelle au séjour au titre du travail
    • Étranger confié à l'Ase au moment où il est statué sur sa demande d'autorisation de travail, s'il a conclu, en lien avec son cursus, un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, validé par l'opérateur de compétences (OPCO) (secteur privé) ou la Dreets (secteur public).
    Demande d'autorisation de travail faite par l'employeur ou le mandataire

    Les règles sont différentes selon le motif pour lequel l'autorisation de travail est demandée :

    La demande d'autorisation de travail est faite par l'employeur lui-même ou par un mandataire.

    En cas de détachement temporaire d'un salarié par une entreprise non établie en France, la demande d'autorisation de travail est faite par l’une des personnes suivantes :

    • Donneur d'ordre établi en France
    • Ou entreprise utilisatrice en cas de mise à disposition par une entreprise de travail temporaire basée à l'étranger ou lorsque la mise à disposition intervient dans le cadre d'un prêt de main d'œuvre à but non lucratif.

    Lorsque la demande d'autorisation de travail concerne un apprenti dont l'employeur est établi à l'étranger et accueilli dans une entreprise établie en France pour compléter sa formation, elle est faite par l'entreprise d'accueil.

    Demande faite par téléservice

    Que l'étranger soit en France ou à l'étranger, la demande d'autorisation de travail se fait uniquement sur internet :

    Une fois la saisie en ligne validée, il est possible de télécharger, via l'écran de confirmation, une confirmation de dépôt qui sera également envoyée par courriel.

    Administration compétente pour l'instruction de la demande d'autorisation de travail

    L'administration compétente dépend du  :

    La demande d'autorisation de travail effectuée en ligne est transmise au préfet du département dans lequel l'employeur a son siège social ou sa résidence lorsque l'employeur est un particulier.

    La demande d'autorisation de travail effectuée en ligne est transmise au préfet du département dans lequel l'établissement employeur a son siège ou le particulier employeur sa résidence.

    La demande d'autorisation de travail effectuée en ligne est transmise au préfet du département où se trouve le cocontractant si l'étranger est détaché dans le cadre d'une mobilité intragroupe, ou au préfet du département d'accueil quand il n'y a pas de cocontractant en France.

    En cas d'emploi itinérant, la demande d'autorisation de travail effectuée en ligne est transmise au préfet du département de son 1er lieu d'emploi.

    Que l'étranger soit déjà en France ou à l'étranger, plusieurs critères sont pris en compte pour accorder ou refuser l'autorisation de travail.

    Conditions liées à l'emploi proposé

    Les conditions concernant l'emploi proposé varient selon le cas de figure :

    Pour demander l'autorisation de travail, l'emploi proposé doit remplir l'une des conditions suivantes :

    • Figurer sur la liste des métiers en tension
    • Avoir été publié pendant 3 semaines consécutives dans les 6 mois précédant le dépôt de la demande auprès des organismes concourant au service public de l'emploi. Par exemple, France Travail (anciennement Pôle emploi). Aucune candidature valable n'a été reçue.

    L'étudiant étranger peut travailler dans la limite de 964 heures par an. Au-delà, l'autorisation de travail est nécessaire.

    • Figurer sur la liste des métiers en tension
    • Avoir été publié pendant 3 semaines consécutives dans les 6 mois précédant le dépôt de la demande auprès des organismes concourant au service public de l'emploi. Par exemple, France Travail (anciennement Pôle emploi). Aucune candidature valable n'a été reçue.

    Lorsque l'emploi proposé remplit les 2 conditions suivantes :

    • Contrat de travail en relation avec la formation ou les recherches d'emploi de l'étranger
    • Rémunération au moins égale à 2 734,55 €.

    Lorsque l'emploi proposé remplit les 2 conditions suivantes :

    • Contrat de travail en relation avec la formation
    • Rémunération au moins égale à 2 734,55 €.
    Conditions liées à l'employeur, au donneur d'ordre, à l'entreprise utilisatrice ou d'accueil

    L'employeur, le donneur d'ordre, l'entreprise utilisatrice ou d'accueil l'ensemble des  :

    • Respecter les obligations sociales liées à leur statut ou à leur activité
    • Ne pas avoir été condamnés pénalement ou fait l'objet de sanctions administratives pour les faits suivants :
    • Fournir une attestation, datant de moins de 6 mois, du versement des cotisations sociales à l'organisme chargé de leur recouvrement
    • Fournir la preuve, lorsque la demande concerne un emploi saisonnier, que le travailleur aura, pour la durée de son séjour, un logement lui assurant des conditions de vie décentes.
    À noter

    L'autorisation de travail peut être refusée si le projet de recrutement est manifestement disproportionné au regard de l'activité économique du demandeur.

    Conditions d'exercice du métier si la profession est réglementée

    Le par le futur salarié peut être une . Dans cette hypothèse, les devront être

    Conditions de rémunération

    La rémunération ne peut au (ou au salaire prévu dans la applicable à l'entreprise, si cette rémunération que le Smic).

    Une fois l'autorisation de travail obtenue, les règles diffèrent selon le lieu de résidence du salarié étranger :

    L'étranger peut directement travailler.

    L'étranger ne peut pas travailler avec sa carte de séjour « salarié ». Il doit faire une demande de changement de statut pour demander une carte de séjour « travailleur temporaire » et attendre d'avoir au moins un récépissé mentionnant « autorise son titulaire à travailler » pour pouvoir travailler.

    L'étranger peut directement travailler.

    L'étranger ne peut pas travailler avec sa carte de séjour «travailleur temporaire ». Il doit faire une demande de changement de statut pour demander une carte de séjour « salarié » et attendre d'avoir au moins un récépissé mentionnant « autorise son titulaire à travailler » pour pouvoir travailler.

    L'étranger peut directement travailler.

    L'étranger ne peut pas travailler avec son titre de séjour « travailleur saisonnier ».

    L'étranger peut travailler directement.

    L'autorisation de travail doit être donnée à l'étranger pour qu'il puisse faire son changement de statut. Il ne pourra travailler que lorsqu'il aura un récépissé mentionnant « autorise son titulaire à travailler ».

    Une fois l'autorisation de travail obtenue, l'employeur doit l'envoyer à l'étranger pour qu'il puisse faire sa demande de visa de long séjour au consulat de France.

    Les règles sont différentes selon que le refus vous a été ou non par le préfet :

    Une fois la réponse défavorable reçue, vous pouvez former dans un délai de 2 mois à compter de ce refus :

    • un recours administratif (recours gracieux devant le préfet et/ou recours hiérarchique devant le ministre de l'intérieur)
    • ou un recours contentieux devant le tribunal administratif. Faire appel à un avocat n'est pas obligatoire.

    Si la préfecture n'a pas répondu au bout de 2 mois, il s'agit d'un refus implicite.

    • un recours administratif (recours gracieux devant le préfet et/ou recours hiérarchique devant le ministre de l'intérieur)
    • ou un recours contentieux devant le tribunal administratif. Faire appel à un avocat n'est pas obligatoire.

    Engagement financier de l'employeur

    Une taxe employeur est due à la 1 admission au séjour d'un salarié étranger ou d'un salarié étranger détaché temporairement par une entreprise non établie en France pour soumise à autorisation de travail.

    La taxe est due pour les autorisations de travail pour des durées supérieures à 3 mois, sauf pour les travailleurs saisonniers agricoles où elle est due dès le 1 jour.

    Exonération du paiement de la taxe employeur

    La taxe employeur n'est pas due en cas d'embauche des salariés étrangers suivants :

    • Salarié recruté par un particulier pour effectuer à son domicile des travaux à caractère familial ou ménager
    • Salarié ressortissant de nouveaux États membres de l'Union européenne pendant la période transitoire
    • Salarié recruté pour une durée supérieure à 3 mois aux fins de mener des travaux de recherche ou de dispenser un enseignement de niveau universitaire, par un organisme de recherche public, un établissement d'enseignement supérieur délivrant un diplôme conférant le grade de master, une fondation de coopération scientifique, un établissement public de coopération scientifique, une fondation reconnue d'utilité publique du secteur de la recherche agréée, et ce, quels que soient la durée du contrat et le montant de la rémunération
    • Salarié ayant un titre de séjour permettant de travailler sans autorisation de travail
    • Salarié venant travailler pour une durée inférieure ou égale à 3 mois dans un domaine pour lequel une autorisation de travail n'est pas obligatoire
    • Salarié venant exercer un emploi temporaire d'assistant de langue.
    Montant de la taxe employeur

    Le montant de la taxe employeur dépend de la durée du contrat de travail, du niveau de rémunération et du type de contrat de travail :

    Le montant de la taxe employeur est de 50 € par mois d’activité salariée, complet ou incomplet. Elle est due pour chaque contrat saisonnier.

    En cas d'embauche dans le cadre d'un accord bilatéral d'échanges de jeunes professionnels, le montant de la taxe employeur est de 72 €.

    Paiement de la taxe employeur

    Le paiement de la taxe employeur s'effectue avec le paiement de la et des autres taxes mentionnées sur l'annexe à la déclaration de TVA.

    La déclaration et le paiement de la taxe suivent le régime d’imposition à la TVA de l’employeur.

    En cas de cessation d’activité, l’employeur devra déclarer et payer immédiatement sans attendre l’année suivante.

    Des informations plus détaillées sont disponibles sur le .

    • Employeur dépendant du régime réel normal d’imposition doit télédéclarer sa taxe. Cette déclaration s'effectue sur l’annexe n°3310 A. La déclaration de la TVA est à déposer au titre du mois de janvier ou du 1er trimestre de l’année qui suit celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible
    • Employeur dépendant du régime simplifié d’imposition en matière de TVA (RSI) ou du régime simplifié agricole en TVA (RSA) doit télédéclarer la taxe sur le formulaire n°3517-S-SD (régime général) ou n° 3517-AGR-SD (régime agricole). Celui-ci doit être déposé au titre de l’exercice au cours duquel la taxe est devenue exigible.
    • Employeur qui n'est pas redevable de la TVA doit télédéclarer sa taxe sur l’annexe n° 3310 A à la déclaration de TVA au plus tard le 25 février de l’année qui suit celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible.

    Les règles sont différentes selon que l'autorisation de travail a été délivrée en ou dans un ou  :

    L'autorisation de travail délivrée en France métropolitaine ne permet de travailler qu'en France métropolitaine.

    Certaines cartes de séjour délivrées dans un département ou une collectivité d'outre-mer ne permettent de travailler que dans ce département ou cette collectivité.

    • Carte de séjour « vie privée et familiale » délivrée :
    • Carte de séjour temporaire « stagiaire ICT (famille) ou « stagiaire ICT mobile (famille)
    • Carte de séjour pluriannuelle « talent (famille) »
    • Carte de séjour pluriannuelle « salarié détaché ICT (famille) ou « salarié détaché mobile ICT (famille) »
    • Carte de résident ou carte de résident longue durée-UE délivrée :
    • Carte de résident délivrée en Nouvelle-Calédonie.

    Si l'autorisation de travail a une fin de validité, l'employeur doit demander son renouvellement au cours du 2 mois avant cette date de fin.

    Le renouvellement de la demande d'autorisation de travail se fait uniquement sur internet :

    Une fois la date de validité du titre de séjour, il de travailler. Il faut attendre d'avoir un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction mentionnant le droit de travailler.

    Cependant, lorsque l'étranger a une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de ou une carte de résident, et qu'il a effectué sa demande de renouvellement avant sa fin de validité, il conserve le droit de travailler dans la limite de 3 mois à compter de cette fin de validité.

    Oui, l'employeur risque des sanctions qui varient selon que l’employeur est une ou une .

    L'employeur risque des sanctions pénales et administratives.

    • Amende pénale : 30 000 € par étranger concerné
    • Peine de prison (peine cumulée avec l'amende) : 5 ans.

    L'employeur risque des sanctions pénales et administratives.

    • Amende pénale : 30 000 € par étranger concerné
    • Peine de prison (peine cumulée avec l'amende) : 5 ans.

    L'employeur risque des sanctions pénales et administratives.

    • Amende pénale : 200 000 € par étranger concerné
    • Peine de prison (peine cumulée avec l'amende) : 10 ans.

    L'employeur risque des sanctions pénales et administratives.

    • Amende pénale : 30 000 € par étranger concerné
    • Peine de prison (peine cumulée avec l'amende) : 5 ans.

    L'employeur risque des sanctions pénales et administratives.

    • Amende pénale : 150 000 € par étranger concerné
    • Peine de prison (peine cumulée avec l'amende) : 5 ans.

    L'employeur risque des sanctions pénales et administratives.

    • Amende pénale : 150 000 € par étranger concerné
    • Peine de prison (peine cumulée avec l'amende) : 5 ans.

    L'employeur risque des sanctions pénales et administratives.

    • Amende pénale : 1 000 000 € par étranger concerné
    • Peine de prison (peine cumulée avec l'amende) : 10 ans.

    L'employeur risque des sanctions pénales et administratives.

    • Amende pénale : 150 000 € par étranger concerné
    • Peine de prison (peine cumulée avec l'amende) : 5 ans.