Fiche pratique

Conciliateur de justice

Le conciliateur de justice est un bénévole. Il a pour mission essentielle de rechercher le règlement amiable des différends, en dehors ou dans le cadre d’une procédure judiciaire. Le recours au conciliateur de justice est gratuit. Nous vous présentons les informations à connaître.

Dans certains cas, il (conciliation, ou ) avant de . C’est notamment le cas d'un litige portant sur le paiement d'une somme qui ne dépasse pas ou d’un .

    Rôle

    Le rôle du conciliateur de justice est d’intervenir comme un tiers neutre pour aider les parties en conflit à trouver une solution amiable.

    Il va ainsi :

    Le conciliateur de justice va également proposer une ou plusieurs solutions pour régler le litige, en prenant en compte les intérêts de chaque partie.

    Les parties sont libres d’accepter ou de refuser la solution proposée.

    • Écouter les arguments de chaque partie de manière impartiale
    • Favoriser le dialogue
    • Et rechercher un terrain d’entente.
    Compétences

    Le conciliateur intervient dans les domaines dans lesquels les parties peuvent disposer de leurs droits, c’est-à-dire dans les litiges où les personnes ont la liberté de décider elles-mêmes de la solution.

    Il peut être saisi et pour tout type de ou .

    Toutefois, le conciliateur de justice . Si une personne sollicite un avis du conciliateur de justice, il doit l’orienter vers un professionnel du droit ou un service compétent.

    La du conciliateur peut se faire à (conciliation conventionnelle) ou .

    En effet, en cas de litige, une partie ( ou ) peut demander l’intervention d’un conciliateur de justice ou .

    Le juge peut également décider de confier l’affaire à un conciliateur de justice pour tenter de trouver une solution amiable.

    Il est possible de saisir un conciliateur de justice en dehors de toute procédure judiciaire.

    Conciliateur de justice
    Voir l'adresse
    • Celui situé près du domicile de la personne qui prend l’initiative de la démarche
    • Ou celui du lieu où est survenu le litige
    • Ou celui du domicile de l’autre partie.

    Avant de saisir le tribunal, les parties à un litige (conflit) peuvent rechercher une solution amiable par le biais d’une conciliation.

    Conciliateur de justice
    Voir l'adresse
    Formulaire
    Demande de conciliation
    Accéder au simulateur
    Ministère chargé de la justice

    À tout moment de la procédure, le juge peut imposer aux parties de rencontrer un conciliateur de justice afin de tenter de résoudre leur différend à l’amiable. Il s’agit d’assister à un réunion d’information sur l’objet et le déroulement d’une conciliation.

    Réunion de conciliation

    Le conciliateur de justice réunit les parties à la conciliation. Les parties peuvent être accompagnées d'une personne de leur choix, compétente devant la juridiction saisie.

    Le conciliateur de justice va entendre les parties séparément et/ou ensemble et va les aider à dialoguer. Il peut également se déplacer sur les lieux de la contestation et interroger toute personne qui lui semble utile, avec l'accord des parties.

    Le conciliateur de justice informe le juge s'il rencontre des difficultés.

    Durée de la conciliation

    La durée initiale de la conciliation ordonnée par un juge est de 5 mois maximum.

    Si la conciliation s'est engagée à la demande des parties, aucun délai n'est imposé au conciliateur de justice pour accomplir sa mission. Néanmoins, il a un devoir de diligence qui lui impose de mettre en œuvre la procédure dans un délai raisonnable.

    Accord trouvé

    Les règles varient selon que l’accord a été trouvé dans le cadre d’une conciliation judiciaire ou d’une conciliation conventionnelle :

    Lorsque la conciliation a été ordonnée par le juge, le conciliateur de justice doit l’informer par écrit du résultat. Il lui indique si la conciliation a abouti ou si elle a échoué.

    Si la conciliation s'est engagée à la demande des parties, le conciliateur de justice peut établir un constat d'accord signé par les parties dans lequel elles s'engagent l'une envers l'autre. Un exemplaire du constat est remis à chaque partie.

    Échec de la conciliation

    La conciliation peut échouer si l’une des parties ne se présente pas au rendez-vous ou si elles ne parviennent pas à s’entendre sur une solution amiable.

    En cas d’échec, chacune des parties conserve la possibilité de saisir le tribunal pour faire trancher le litige.

    Conditions

    Pour devenir conciliateur de justice, il faut remplir toutes les conditions suivantes :

    • Être majeur
    • Jouir de ses droits civiques et politiques
    • Ne pas être investi de mandat électif dans le ressort dans lequel il exerce ses fonctions
    • Ne pas exercer d'activité judiciaire, ni participer au fonctionnement du service public de la justice
    • Avoir une formation ou une expérience dans le domaine juridique
    • Disposer de compétences permettant d’exercer la fonction de conciliateur de justice.
    À noter

    En principe, les fonctions de conciliateur de justice sont incompatibles avec celles de médiateur, d'avocat, de conseiller juridique ou de juge. Cette interdiction est levée lorsque le professionnel exerce des fonctions bénévoles de médiateur à la consommation et qu'il est inscrit sur la liste des médiateurs de la consommation dressée par la commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation.

    Recrutement

    Pour devenir conciliateur de justice, une lettre de motivation doit être adressée au magistrat coordonnateur de la protection et de la conciliation de justice du tribunal judiciaire compétent.

    La demande doit être accompagnée des documents suivants :

    La lettre et les documents peuvent être envoyés par voie par voie électronique au bureau de recrutement compétent pour la juridiction choisie.

    Le premier président de la cour d'appel nomme le conciliateur de justice pour une durée de 1 an. À l’issue de cette période, le mandat peut être renouvelé, dans les mêmes conditions, pour une durée de 3 ans, reconductible.

    • CV
    • Attestation sur l'honneur
    • Justificatifs de formation ou d'expérience juridique
    Formation

    Les nouveaux conciliateurs de justice doivent suivre une journée de formation initiale et une journée de formation continue pendant leur 1 année d'exercice et au cours du mandat de 3 ans qui suit.

    Le conciliateur de justice qui ne suit pas cette formation peut se voir refuser la prolongation de son mandat.

    Exercice de la fonction

    Le conciliateur de justice prête serment. Il doit alors respecter 7 devoirs, à savoir : probité, indépendance, impartialité, neutralité, confidentialité, diligence et réserve.

    Le conciliateur de justice est bénévole. Cependant, une indemnité forfaitaire lui est versée pour couvrir ses dépenses de secrétariat, de téléphone, de documentation et d'utilisation des nouvelles technologies. Cette indemnité est versée trimestriellement, dans une limite annuelle de .

    Ces frais peuvent être remboursés au-delà du forfait, dans la limite d'un second plafond de sous réserve de présentation des justificatifs.

    Le conciliateur de justice présente chaque année un rapport d'activité au magistrat coordonnateur de la protection et de la conciliation de justice. Ce dernier transmet ensuite le rapport au premier président et au procureur général de la cour d'appel.