Dommage causé par un dirigeant d'association : qui est responsable ?
En principe, c’est l’association qui assume la responsabilité des actes accomplis par ses dirigeants dans le cadre de leurs fonctions. Toutefois, un dirigeant peut engager sa responsabilité personnelle en cas de faute grave, d’agissement en dehors de ses attributions, ou s’il ne respecte pas certaines obligations légales, telles que la souscription à une assurance obligatoire. Selon la gravité et la nature des faits reprochés, sa responsabilité peut être de nature civile ou pénale. Nous vous donnons les informations utiles.
Si le dirigeant d'une association cause un dommage à un tiers (personne extérieure à l'association), c'est en en tant que qui est .
Il en est de même si le dirigeant cause un dommage à un membre de l'association. C'est l'association qui indemnise la victime des dommages qu'elle a subi.
Toutefois, la peut être recherchée s'il est établi qu'il ou qu'il a commis une .
Une faute détachable des fonctions est une faute commise et d'une particulière incompatible avec l'exercice normal des fonctions de dirigeant. Par exemple, une association qui ne souscrit pas les assurances obligatoires liées à son activité.
La responsabilité personnelle du dirigeant peut également être recherchée s'il ou en dehors de de l'objet social de l'association. Par exemple, une association de loisirs qui va faire des investissements immobiliers.
L'association, en tant que , peut être si son dirigeant commet, un ou un .
La du dirigeant, en tant qu'auteur ou complice des faits répréhensibles, peut aussi être engagée.
Ainsi, si l'accident a pour cause un délit ou un crime, l'association et/ou son dirigeant peuvent être pénalement poursuivis. Par exemple, le dirigeant a commis une infraction au code de la route en utilisant la voiture de l'association.
Dans ce cas, l'association sera civilement responsable et/ou pénalement le dirigeant sera également pénalement poursuivi en tant qu'auteur des faits.
En principe, c’est l’association, en tant que personne morale, qui est responsable des dommages causés par ses dirigeants dans l’exercice de leurs fonctions.
Dans ces cas, c’est l’association qui indemnise la victime.
Cependant, la responsabilité civile personnelle du dirigeant peut être engagée dans l'un des cas suivants :
L’association peut être pénalement responsable si le dirigeant commet une infraction pour son compte ( ou ).
Mais la responsabilité pénale du dirigeant peut également être engagée à titre personnel, en tant qu’auteur ou complice des faits.
Dans ce cas, l’association peut être pénalement poursuivie et le dirigeant peut également être poursuivi personnellement.
- Il n’a pas mentionné agir au nom de l’association,
- Il a agi hors de ses attributions ou en dehors de l’objet social,
- Il a commis une faute détachable de ses fonctions (intentionnelle, particulièrement grave et incompatible avec ses fonctions).